Quand on s’éloigne de ce qui nous fait du bien

Dans les derniers mois, je me suis vue m’éloigner, tranquillement, de ce qui me faisait réellement plaisir et qui m’apportait un bien énorme.

J’ai pris plusieurs décisions importantes afin de retrouver un équilibre dans ma vie.

Un emploi avec un horaire stable et un revenu stable (ça va de pair!), une diminution de mes implications dans ma compagnie pour sortir uniquement les produits et services que j’aimerais réellement offrir, et une mise sur pause de Vitalité Ancrée afin de reprendre mon souffle.

Ce n’est pas rien.

Au même moment, aucun cours n’était offert pour poursuivre mes études en naturopathie à l’école où je vais. J’ai vu le tout comme un signe de la vie : prendre une vraie pause.

Ça faisait près de cinq ans que je roulais à une vitesse qui ne respectait plus mon corps… et lui, il réclamait haut et fort que je m’arrête.

Le repos… et l’espace qui se crée

Tous ces petits gestes m’ont permis de prendre le repos nécessaire.

Et, presque par « magie », ça a aussi créé de l’espace pour des choses qui me font profondément du bien.

Comme bouger.

Oui, oui… le mouvement me manquait.

Mais je ne voulais plus jamais le faire comme avant.

Quand l’entraînement devient une pression

Il y a environ six ans (nous sommes en février 2026 lorsque j’écris ces lignes), j’ai découvert la plateforme d’entraînement BODi.

En bonne petite étudiante appliquée, je suivais les règles.

Un programme proposait des entraînements 7 jours sur 7? Je me devais de le suivre tel quel. Je voulais les résultats présentés sur la plateforme.

Sans le comprendre à l’époque, je me vidais complètement de mon énergie.

J’en demandais trop à mon corps.

Je pouvais m’entraîner intensément pendant deux semaines… puis je devais arrêter aussi longtemps, incapable de soutenir la cadence.

En combinant cela aux études, aux changements d’emploi, aux horaires atypiques et irréguliers, mon système nerveux n’avait plus aucun plaisir.

Et pourtant… au fond de moi, le mouvement me manquait énormément.

Réintroduire le mouvement, mais autrement

J’ai donc pris le temps de réfléchir à ce qui me ferait réellement du bien si je réintroduisais l’entraînement dans ma vie.

Avec un horaire de travail maintenant stable, il devenait possible de bouger à des moments fixes.

J’ai établi un cadre clair :

  • Maximum 4 entraînements par semaine
  • Et si je n’en fais que 2 ou 3?
    • c’est déjà parfait!

La constance avant la performance.

J’ai choisi un programme qui me fait sourire et qui me donne envie de continuer :

👉 645 (BODi)

J’ai travaillé une adaptation personnelle du programme afin de garder le cap sans me compliquer la vie.

Je m’entraîne le matin. Je n’ai pas envie de passer 30 minutes à réfléchir pour faire une séance de 45 minutes.

Efficacité oblige 😉

« Mais… toi qui es yogi? »

Pour certaines personnes — surtout si tu me connais à travers le yoga — mon choix d’entraînement peut sembler dissonant.

Oui, je suis yogi.

J’aime le yoga, je l’enseigne, je le pratique.

Mais le yoga n’est pas seulement une série d’asanas.

C’est une posture intérieure.

C’est être alignée avec les besoins réels du moment.

Avec les besoins du corps et de l’esprit.

Et en ce moment, lever des poids me manquait. Aussi simple que cela.

Ce que la science nous dit sur la musculation

Au-delà de ce que je ressens personnellement, je sais aussi — et la science le confirme — que le développement de la masse musculaire apporte de nombreux bénéfices :

Amélioration du métabolisme de base

La masse musculaire augmente la dépense énergétique au repos, favosirant une meilleure régutlation du poids à long terme.

Réduction du risque de trouble osseux et de fractures

L’entraînement en résistance contribue à augmenter et maintenir la densité minérale osseurse.

Amélioration de la posture et de la stabilité

Un corps plus fort est un corps plus soutenu, plus fonctionnel.

Meilleure régulation du poids (et non une perte rapide)

On parle ici d’équilibre métabolique, pas de transformation express!

Ce que j’ai observé après un mois

Après un mois de reprise — à 3 séances par semaine en moyenne — voici ce que j’ai constaté :

  • Je suis plus ancrée dans mon corps
  • Je suis moins fatiguée au quotidien
  • Je réapprends les limites de mon corps avec conscience
  • Et je me suis surprise à ajouter des séances de yoga ici et là!

Une semaine, j’ai même bougé 5 fois. Sans pression!

Mais surtout…

ça me rend profondément plus heureuse.

Photo de moi après une séance, détendue, souriante de 645

Et les chiffres, alors?  (mensurations, cycle menstruel et périménopause)

Et là, tu te dis peut-être :

« Oui, mais la balance? »

Je te partage mes chiffres ici, non pas pour une comparaison, mais pour un apprentissage au-delà des nombres.

5h40 6h00
2025-12-16 2026-01-27
Poids (kg) 74,25 75,8
IMC 26,3 26,9
% Graisse corporel 36,4 37,2
% masse musculaire squelettique 36 35,6
Graisse viscérale 8 8,5
Métabolisme 1404,9 1420,3
Poitrine  98 99,5
Bras gauche 32,5 31
Bras droit 32 32
Tour de taille 90 93
Hanches 103 103
Cuisse gauche 54 56
Cuisse droite 55 56
Total 464,5 470,5

 

Ces chiffres m’ont fait réagir. Beaucoup. Vraiment!

Comment était-il possible que plusieurs indicateurs augmentent alors que je me sens mieux, plus solide, plus stable dans mon corps?

Et si le moment du cycle changeait tout?

Ce que je ne t’ai pas mentionné plus haut… c’est le moment où j’ai pris ces mesures.

  • J’étais en phase lutéale.
  • La veille de mes menstruations.
  • Dans un cycle qui a duré 40 jours au lieu de 32.

Autrement dit : le moment le moins stable pour analyser des données corporelles.

En phase lutéale — surtout en périménopause — il peut y avoir :

  • Une rétention d’eau plus marquée
  • Une sensibilité à l’insuline différente
  • Une perception corporelle plus critique
  • Des envies de sucre plus fréquentes

Comparer des mensurations prises à différents moments du cycle revient un peu à comparer une marée basse et une marée haute… et conclure que l’océan a changé.

Je connaissais cette information, mais je ne l’appliquais pas encore à moi-même.

C’est là que j’ai réalisé la différence entre connaître… et écouter.

Depuis, j’ai ajusté ma façon de faire.

  • Je prends désormais mes mesures entre les jours 5 et 9 du cycle — une période généralement plus stable sur le plan hormonal.
  • Je compare uniquement des données prises dans la même fenêtre.

Ce détail change tout.

Avec un peu de recul, voici ce que j’ai compris :

  • Avant de perdre du gras, on gagne souvent du muscle – et le muscle est plus dense…
  • Les photos montrent des choses que la balance ne capte pas
  • Les chiffres sont des données…. pas des sensations.
  • Ces données sorties de leur contexte peuvent raconter une histoire fausse.

J’ai pris le temps d’intégrer tout ça et je ne me suis pas découragée.

Je poursuis toujours mon programme BODi, 645, avec encore plus de confiance.

Mon corps se solidifie, s’ancre, et gagne graduellement en vitalité.

C’est ce qui compte le plus!

    Ce que j’aimerais que tu retiennes

    Chacun a son propre parcours.

    Chacun avance à son rythme.

    Et chacun a son propre type d’énergie à respecter.

    Mon histoire est la mienne.

    Mais si je devais te laisser avec quelques repères essentiels :

    • Prends le temps d’écouter ton corps
    • Honore ton propre rythme
    • Apprends à comprendre ton type d’énergie

    Ce sont, selon moi, les meilleurs alliés pour prendre soin de toi durablement.

    ⚠️ Ces informations sont partagées à des fins de vulgarisation et d’éducation seulement. Elles ne constituent pas un diagnostic ni un traitement médical. Avant d’entreprendre des changements, il est mieux de consulter un·e professionnel·le de la santé.